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Comment lutter contre l’épuisement des ressources en eau potable ?

L’eau couvre environ 73 % de la surface du globe terrestre pour un volume de 1400 millions de km2. L’eau reste le principal liquide pour l’Homme. D’ailleurs, comme le dit le dicton, l’eau « c’est la vie ».

Seulement, l’Homme contemporain, dans sa modernité, ses activités diverses, transforme et perturbe le régime des eaux. En effet, les réserves d’eau souterraine qui alimentent des milliards de gens en eau potable, se renouvellent plus lentement qu’elles sont exploitées.

Au quotidien la population mondiale augmente, les besoins en eau aussi ; or les nappes phréatiques prennent en moyenne 50 ans pour se renouveler, ce qui représente une menace sérieuse à la durabilité de notre écosystème.

La protection des ressources en eau potable est une affaire de tous. Les mesures de lutte contre leur épuisement doivent être prises aussi bien au niveau des individus qu’au niveau des États.

Alors, comment faire pour lutter contre l’épuisement des ressources en eau potable ? Nous en parlons dans cet article !

Les mesures à prendre au niveau individuel

En tant que consommateur d’eau, chacun de nous peut participer à protéger les ressources en eau en optant pour :

  • Une consommation des produits issus de l’agriculture biologique : l’agriculture biologique procède par des méthodes de production plus durables, limitant la pollution des cours d’eau. Reconnaissable à ses labels cette agriculture se fait sans produits chimiques de synthèse, grands polluants des eaux.
  • Le tri de nos déchets : trier les déchets, c’est leur permettre d’être recyclés afin d’éviter qu’ils ne terminent leur vie au fond des océans.
  • L’utilisation des produits de nettoyage éco-labellisés : ils limitent l’utilisation de substances dangereuses et favorisent l’usage de matières biodégradables, moins nocives pour les écosystèmes aquatiques. Leurs performances garantissant une efficacité égale à celle des autres produits actuellement présents sur le marché.
  • Des économies d’eau dans les jardins : pour optimiser l’irrigation des terres agricoles tout comme l’arrosage des jardins il existe des solutions efficaces. Il s’agit par exemples de simples installations permettant de récupérer les eaux de pluie pour le jardin.
  • La réduction de l’utilisation des produits de jardinage industriel et des produits ménagers présentant des compositions qui nuisent à l’écologie. Le vinaigre blanc, le savon noir ainsi que le bicarbonate de soude peuvent être des alternatives.
  • La traque des fuites d’eau par diverses astuces. Par exemple, la relève du compteur d’eau le matin à la maison lorsque personne n’y est et le vérifier le soir en rentrant. C’est un bon moyen de repérer des éventuelles fuites.
  • L’adoption de gestes quotidiens responsables qui permettent de réduire l’utilisation de l’eau. Il existe une multitude de solutions pour préserver les ressources en eau. Par exemple, un bain nécessite d’habitude entre 150 et 200 litres d’eau. L’on peut plutôt se contenter d’une douche (qui prend 3 fois moins d’eau) au lieu du bain. On peut aussi profiter de l’eau de pluie pour laver les voitures, utiliser des systèmes de lavage « éco », etc..
  • Des équipements appropriés pour nos maisons : de nombreux équipements permettent de réduire nos consommations d’eau et notre empreinte carbone, à l’image de l’immobilier écologique et de leurs bâtiments équipés de façon optimale par rapport à la consommation d’énergie et d’eau : douches de pommeaux économes, robinets mousseurs hydro-économes etc.
  • La consommation de l’eau du robinet : aujourd’hui il existe de nombreuses solutions comme les carafes-filtres ou les machines à gazéifier pour personnaliser l’eau du robinet selon nos goûts au lieu des eaux en bouteille.
  • Une alimentation plus végétarienne : Notre consommation de viande rouge a des conséquences graves pour la planète. Une réduction de cette consommation est par exemple une solution pour préserver l’eau de la planète au quotidien. Les repas végétariens sont plus économes d’eau.

Les mesures à prendre par les États du monde

Étant donné l’importance de l’eau pour l’économie et le tissu social, les États doivent s’investir plus que jamais dans la préservation du potentiel des nappes exploitables. Ils doivent penser et implémenter des politiques leur permettant de parvenir à :

  • Planifier progressivement des modèles d’urbanisation qui tiennent compte de la disponibilité des eaux souterraines.
  • Insérer la question relative à la protection des nappes dans un Plan de lutte contre les changements climatiques.
  • Instaurer des périmètres de protection autour des zones de captage même si cela n’offre qu’une protection limitée.
  • Évaluer les risques liés aux projets d’exploration et d’exploitation du gaz naturel sur terre, en lien avec les nappes phréatiques
  • Identifier et délimiter les zones dont la situation de la nappe phréatique est inquiétante pour mettre en place, ensuite, des stratégies et des mesures de préservation appropriées.
  • Réduire au maximum les sources de pollution en général et celles de l’eau spécialement.
  • Poursuivre les activités de sensibilisation visant à diminuer le gaspillage de l’eau, en priorité auprès des plus grands consommateurs et des jeunes.
  • Instaurer des parcs naturels hydrogéologiques dont l’objectif principal est la préservation des nappes d’eau et non pas la production.
  • Établir des contrôles stricts sur l’utilisation des pesticides et des nitrates.
  • Contrôler les sites industriels. Il vaut mieux les implanter loin des zones menacées.
  • Utiliser des dispositifs qui permettent de traiter l’eau avant son infiltration dans le sol.

Quel est le potentiel énergétique de la biomasse ?

Il est généralement admis qu’il existe une corrélation entre la consommation d’énergie et les progrès en matière de bien-être humain. En tant que tel, l’importance de l’énergie pour la poursuite du développement humain ne peut être sous-estimée.

Biomasse

Quelle est l’étendue de la situation ?

Environ trois milliards de personnes dépendent du charbon ou de la biomasse solide comme le bois, le fumier ou le charbon de bois pour faire cuire leurs aliments chaque jour. Malheureusement, près de deux millions de personnes meurent chaque année à cause de la fumée émise par la combustion de ces combustibles avec des cuisinières rudimentaires et des feux ouverts.

Dans de nombreux pays en développement, en particulier dans les zones rurales, environ 80 à 90 % de la population utilise des combustibles solides, et ce chiffre devrait augmenter car la croissance démographique dépasse le développement économique et la disponibilité des ressources naturelles. Il a été estimé il y a huit ans de cela que de là à 2030, 100 millions de personnes supplémentaires utiliseront des combustibles solides.

Quelle place tient la biomasse dans tout cela ?

Le fait que la plupart des méthodes modernes de production d’énergie imposent un lourd tribut à l’environnement n’arrange rien. Le changement climatique, la pollution de l’air et d’autres effets primaires et secondaires liés à la production d’énergie ont soulevé des préoccupations internationales. Heureusement, des mesures ont été prises pour lutter contre le changement climatique grâce à l’introduction de nombreuses technologies de production d’énergie « propre ».

L’une de ces nouvelles formes d’énergie est dérivée de la biomasse. En termes de biomasse environnementale, la végétation constitue le « carburant » parfait. Une autre source de biomasse sont les grandes usines de bois et de sucre qui produisent des centaines de tonnes de déchets sous forme de copeaux de bois.

La biomasse peut être exploité pour en faire une source d’énergie propre. La biomasse environnementale et industrielle est collectée et transformée en un charbon de bois « propre » de haute qualité. Il est important de noter que la participation des habitants des communautés locales au processus de collecte et de conversion est très importante. L’équipement de chauffage fait partie des critères importants à vérifier avant d’acheter une maison. Si la maison que vous allez acheter possède un chauffage qui s’alimente avec de la biomasse, c’est certainement un bon point !

En quoi est-ce une solution écologique ?

Il faut l’admettre, le charbon dérivé de la biomasse est une solution potentielle à une multitude de problèmes environnementaux. Ces charbons sont écologiques du fait que le processus utilisé pour les fabriquer et leur combustion ultérieure est largement neutre en CO2. Cela est possible car la biomasse utilisée absorbe le CO2. Lorsque la biomasse est extrudée en bûches et carbonisée au cours d’un processus de pyrolyse, les toxines qui contribuent au réchauffement de la planète sont en suspension dans le gaz. Ces gaz sont ensuite condensés en une bio-huile, ce qui garantit qu’ils ne sont pas libérés dans l’atmosphère. La bio-huile est ensuite transformée en une gamme de produits, tels que des engrais, qui renvoient les nutriments dans le sol.

Les ménages se soucient davantage de l’environnement

Comment les ménages dans le monde perçoivent la crise environnementale ? Par pays, les visions sont différentes. Au Mexique et en Corée, on se soucie plus de l’environnement qu’aux Pays-Bas. En Australie et en Norvège, beaucoup pensent qu’ils peuvent individuellement changer les choses.

Ces affirmations sont quelqu’un des résultats d’une étude menée sur plus de 10 000 personnes dans 10 pays différents : Corée, France, Italie, Mexique, Norvège, Australie, Canada, Pays-Bas, République tchèque et Suède. Une étude de l’OCDE Politique d’environnement et comportement des ménages fait le tour des politiques qui ont le potentiel d’encourager les ménages à faire des choix plus raisonnés pour l’environnement.

« Il nous faut changer de comportement si nous voulons nous orienter vers la voie d’un environnement durable. », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. « Grande entreprise ou simple particulier, nous devons tous jouer notre rôle. Cette enquête montre que des politiques publiques éclairées aideront les individus à choisir la bonne voie, la voie de l’écologie. »

Que ressort-il de cette étude de l’OCDE sur la consommation des ménages ?

Consommation en énergie des ménages :

A l’échelle de la planète, les ménages consomment environ 30% de toute l’énergie produite et émettent 20% de la quantité de CO2 rejeté. Comme l’eau, c’est une part très importante de la consommation mondiale. En outre, cette part augmente rapidement avec les achats d’appareils comme les téléphones portables, les ordinateurs, et les petits appareils électroniques.

En Australie, en Norvège et au Canada, les habitants ont en moyenne plus de 11 appareils, alors qu’en Corée, au Mexique et en République Tchèques, ils en possèdent moins de 8. Au Mexique, Pays-Bas, France et Italie, les habitants sont plus enclins à éteindre régulièrement les lumières, à arrêter les appareils ménagers et à diminuer le chauffage pour économiser de l’énergie. Environ 80% des ménages tchèques et italiens préfèrent l’utilisation d’appareils peu énergivores au cours des 10 dernières années, quand ils ne sont que 30% en Corée et 40% en Suède.

Le comptage et la tarification de l’électricité incitent à économiser, à privilégier plutôt des appareils consommant moins d’énergie et à les éteindre après usage. Les propriétaires d’habitation sont plus investis pour économiser l’énergie au quotidien, notamment en isolant mieux leur logement. Pour les locataires, c’est le contraire. Encourager les bailleurs à prendre des mesures pour louer des logements plus écologiques serait une possibilité pour lutter contre les passoires thermiques, mais cela pourrait coûter cher aux États qui mettraient en place de telles mesures.

Consommation en eau des ménages :

Les ménages sont au total responsables de 20 % environ de la consommation totale d’eau de la planète. C’est moins que l’industrie et l’agriculture, mais ce pourcentage reste toutefois très élevé. Une grande partie de ces 20 % est due au gaspillage.

Au Canada et au Mexique, on consomme à peu près deux fois plus d’eau par personne qu’en France. L’utilisation d’appareils économes en eau varie aussi selon les pays. En Australie, ils sont deux fois plus nombreux que les Coréens à posséder des lave-linge, douches et toilettes sobres en eau.

Utilisation des transports personnels par les ménages :

Les émissions de dioxyde de carbone des transports devraient doubler d’ici 2050, et les déplacements personnels représentent une part extrêmement importante.

En Corée, on préféré les transports en commun ; en République Tchèque, on utilise qu’une manière assez équitable déplacements à pied, en vélo et en transports en commun. Plus de la moitié des habitants de tous les autres pays questionnés utilisent davantage la voiture. AUx Pays-Bas, le vélo est largement utilisé, tandis qu’en République Tchèque, France, Canada, Suède, Norvège et Italie, on préféré marcher. Dans une majorité de pays, les personnes interrogées disent qu’elles utiliseraient les transports en commun si ceux-ci étaient plus rapides et plus efficaces. Les Mexicains arguent que leur critère de choix est la sécurité, alors qu’en France, c’est la commodité et, en Suède, c’est la fiabilité. Les Mexicains et les Italiens disent qu’ils utiliseraient plus le vélo si ils possédaient plus d’infrastructures adaptées.

Les solutions proposées doivent être pratiques. Il faut privilégier les moyens de transport en commun à moins de 15 minutes de chez soi ou de son travail, de meilleurs infrastructures pour rouler à vélo. Le coût est aussi un facteur déterminant. La majorité de ceux qui ne possèdent pas de voiture disent choisir leur mode de déplacement par rapport au coût et non par rapport à l’environnement. Les conducteurs de voiture réduiraient en moyenne de 8 % leurs déplacements si le prix de l’essence augmentait de 20%. On voit donc que pour changer la donne, il faudra forcément jouer sur le prix.

Production de déchets et recyclage :

Dans beaucoup de pays, les ménages sont responsables de 75% des déchets municipaux. Ces déchets sont certes de mieux en mieux gérés, notamment avec l’incinération et le recyclage qui se développent, mais tous pays confondus, on jette encore beaucoup trop.

Dans les pays où sont ramassés les déchets une fois par semaine, les ménages en produisent près de 20 % de plus que si la collecte a lieu moins souvent. Indirectement, cela incite à produire peu de déchets. En Suède et aux Pays-Bas, les habitants se débarrassent de leurs déchets dangereux comme les piles, les batteries et les médicaments dans de bonne conditions de recyclage, contrairement au Mexique, au Canada et en Australie. Canadiens, Australiens et Suédois recyclent toutefois deux fois plus de produits qu’en République Tchèque ou au Mexique. Tous pays confondus, les jeunes produisent près de 10% de plus de déchets que leurs parents, et les petits ménages ont une production par tête deux fois plus importante que les ménages plus importants. On remarque donc que le facteur générationnel reste important.

Quelle solutions mettre en place pour améliorer ces chiffres ? Par exemple, faire payer le ramassage des ordures en fonction du volume pour encourager à produire moins de déchets, plutôt que la perception d’une redevance fondée sur le poids. Pour le recyclage, le système d’enlèvement porte à porte est plus efficace, mais aussi plus coûteux, que le système par apport volontaire. C’est un choix propre aux états.